Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
D’après votre question, nous comprenons que vous faites référence au Hadith : « Sur la main pèse ce qu’elle a pris jusqu’à ce qu’elle le restitue » (Rapporté par Ahmad). On peut interpréter le terme manquant sous-entendu par : la garantie de ce qui a été pris, sa conservation ou sa restitution.
• L'interprétation de la garantie : Si l'on retient la "garantie", celle-ci ne s'applique pas à la "main loyale" (le dépositaire de confiance) tant qu'il n'y a pas de négligence. En effet, la règle établie chez les juristes est que le dépositaire n'est pas garant, sauf s'il outrepasse ses droits ou néglige ce qui lui a été confié, conformément à la parole du Prophète (
) rapportée par Al-Bayhaqi : « Point de garantie pour celui à qui l'on a fait confiance. »
• Précisions de l'Encyclopédie de Jurisprudence : « La négligence concernant les dépôts, si elle entraîne leur destruction ou leur perte, impose la garantie, qu'il s'agisse d'un dépôt à des fins de garde (comme le dépôt légal) ou d'un dépôt inclus dans un contrat (comme un bien loué). »
• Les causes de la garantie (selon Al-Qarafi) : Dans son ouvrage Al-Furuq, il précise qu'il existe trois causes à la garantie :
1. L'élimination directe du bien.
2. Le fait de causer sa détérioration.
3. La prise de possession sans titre de confiance. Quant à la "main de confiance", elle n'assume aucune garantie sans transgression ou négligence.
L'auteur de l'ouvrage « Les règles fondamentales entre originalité et orientation » mentionne que l'emprunteur est assimilé au dépositaire : il n'est pas garant si l'objet prêté périt entre ses mains sans abus de sa part. Cela prouve que l'auteur invoquait la règle pour démontrer que la responsabilité du dépositaire est conditionnée par sa faute, afin de concilier le sens général du Hadith avec les principes de la jurisprudence.
Allah sait mieux.