Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
L’aide au péché et à l’injustice se présente sous différentes formes, et le jugement varie en fonction de celles-ci.
Il est mentionné dans une étude de l’Assembly of Muslim Jurists of America que l’aide au péché et à l’injustice se divise en quatre catégories :
1. Directe et intentionnelle : comme celui qui donne à un autre du vin avec l’intention de l’aider à le consommer.
2. Directe mais non intentionnelle : comme la vente de choses interdites qui n’ont aucun usage licite, même si le vendeur n’a pas l’intention d’aider à leur utilisation interdite.
3. Intentionnelle mais indirecte : comme celui qui donne de l’argent à quelqu’un pour qu’il achète du vin ; cela inclut également le fait de causer la mort indirectement.
4. Ni directe ni intentionnelle : comme celui qui vend un objet pouvant être utilisé dans le licite comme dans l’illicite, sans avoir l’intention d’aider à son usage illicite ; ou celui qui donne de l’argent sans intention qu’il soit utilisé pour acheter du vin — si la personne l’utilise ainsi, il n’y a pas de péché pour celui qui a donné l’argent, tant qu’il n’avait pas cette intention. Relèvent aussi de cette catégorie les transactions commerciales, la location avec des non-musulmans ou des musulmans pervers, ainsi que le fait de leur faire l’aumône.
La décision de cette instance a été de considérer comme interdites les trois premières catégories, et comme permise la quatrième, à savoir ce qui n’est ni direct ni intentionnel.
À la lumière de ce qui précède, il apparaît que le simple fait de remettre à ton père ses vêtements ne constitue pas une coopération directe dans le péché, même si tu sais qu’il se rendra à ce type de rassemblement, tant que ton intention n’est pas de l’aider à assister à un acte blâmable ou à le commettre, mais plutôt de lui témoigner de la bienfaisance et de lui obéir dans ce qui n’est pas en soi répréhensible.
Et Allah sait mieux.