Règle relative à la conception de publications pour une entreprise dont les transactions sont sujettes à doute

21-1-2026 | IslamWeb

Question:

Je travaille comme graphiste à distance pour une entreprise située dans un pays arabe. Cette entreprise vend des voitures importées de l’étranger, notamment d’Europe. Ma mission consiste à concevoir des publications promotionnelles pour ces voitures, sachant que l’entreprise ne possède pas elle-même les véhicules, mais en fait la promotion pour le compte d’autres sociétés en Europe.
Je ne sais pas s’ils achètent la voiture lorsqu’un client la demande, puis la lui revendent, ou s’ils perçoivent du client un acompte ou la totalité du montant, ou encore s’ils achètent la voiture à l’étranger pour le compte du client et se chargent de toutes les procédures, telles que la vente, le dédouanement, etc.
Y a-t-il une différence entre ces types de transactions ? Suis-je tenu de les interroger sur leur mode de fonctionnement ? Je souhaite connaître les éléments que je dois vérifier afin de m’assurer que l’argent que je gagne est licite ou illicite.
Qu’Allah vous récompense en bien.

Réponse:

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Il ne vous est pas interdit de concevoir des publications pour cette entreprise du seul fait du doute portant sur la nature de ses transactions, et vous n’êtes pas tenu de les interroger à ce sujet.
En effet, le doute n’est pas pris en considération en droit islamique, et le principe fondamental en matière de transactions est la licéité et la permissibilité.
Al-Qarâfî a dit dans Al-Furûq :
« Principe : toute chose entachée de doute est ignorée en droit islamique… C’est une règle faisant l’objet d’un consensus, selon laquelle toute chose douteuse est considérée comme inexistante, comme si son inexistence était établie avec certitude. » Fin de citation.


Il est également mentionné dans l’Encyclopédie juridique koweïtienne, à propos de la vente de jus à celui qui pourrait en faire du vin, que la majorité des juristes ont posé comme condition à l’interdiction de cette vente que le vendeur sache que l’acheteur a l’intention d’en faire du vin. S’il ne le sait pas, alors la vente n’est pas réprouvée, sans divergence à ce sujet.
De même, si le vendeur ignore la situation de l’acheteur, ou si celui-ci fait à la fois du vinaigre et du vin, ou si le vendeur doute de son intention ou ne fait que la supposer, alors l’avis de la majorité des juristes est la permissibilité, conformément aux textes des hanafites et des hanbalites.
Quant aux chaféites, ils estiment que la vente en cas de doute ou de simple supposition est réprouvée. Fin de citation.


Et Allah sait mieux.
 

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