Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
L'émission de sécrétions constitue une cause d'annulation des ablutions (nawaqid al-woudou) selon la majorité des savants, y compris les Malikites. Ainsi, toute femme qui ressent leur sortie doit refaire ses ablutions avant la prière, conformément à la parole du Prophète (
) :
"Allah n'accepte pas la prière de l'un d'entre vous s'il a eu une annulation des ablutions jusqu'à ce qu'il accomplisse ses ablutions." (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).
En conséquence, il est obligatoire de recommencer la prière d'Al-Asr si vous avez la certitude que ces sécrétions sont sorties avant la prière. Cependant, si vous l'ignoriez au moment des faits, Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya a privilégié l'avis selon lequel celui qui délaisse une condition de validité de la prière par ignorance n'a pas à la recommencer. Il s'est appuyé pour cela sur le hadith de "celui qui priait mal" (al-moussi’), car le Prophète (
) ne lui a pas ordonné de recommencer ses prières passées.
Quant aux pertes brunâtres (al-koudra), l'avis juridique que nous adoptons est qu'elles ne sont pas considérées comme faisant partie des menstrues si elles surviennent après la période de pureté (at-touhr). Ceci se base sur la parole d'Oumm ‘Atiyya (qu'Allah soit satisfait d’elle) :
"Nous ne considérions pas les pertes jaunâtres ou brunâtres après la pureté comme étant quoi que ce soit [liées aux règles]." (Rapporté par Abû Dâwûd).
Toutefois, ces pertes sont considérées comme impures. Il est donc obligatoire de procéder à la purification des parties intimes et elles annulent les ablutions.
Enfin, nous attirons votre attention sur le fait que l'avis prédominant chez les Malikites est l'impureté de l'humidité du vagin.
Et Allah sait mieux.