Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Notre avis juridique est qu'il est obligatoire de se conformer à de telles conditions, tant qu'elles ne comportent aucune violation de la législation islamique (Charia).
Et ce, conformément à la parole d'Allah le Très-Haut :
« Ô les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements. » (Coran 5/1)
Et à la parole du Prophète (
) :
«Les musulmans sont tenus par leurs conditions. » [Rapporté par Al-Boukhari sous forme suspendue (Ta'liqan), ainsi que par Abû Dâwûd et Al-Tirmidhi qui a précisé : Hadith bon et authentique (Hassan Sahih)].
Ibn Taymiyyah a également déclaré, comme mentionné dans Al-Fatawa Al-Kubra :
« Les conditions qui ne contredisent pas la Loi religieuse sont valides dans tous les types de contrats. » (Fin de citation).
Par conséquent : Il ne vous est pas permis de transgresser ou de violer les conditions de sécurité, ni d'y contribuer d'une quelconque manière.
De même : S'il s'avère que la majorité des clients profitent de cette transgression pour télécharger des logiciels illégaux, votre action est alors considérée comme une assistance interdite à la violation des droits d'auteur. Vous porteriez alors une part de péché pour y avoir contribué.
Allah le Très-Haut a dit :
« Ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est dur en punition ! » (Coran 5/2)
Et il est rapporté dans le Hadith :
« Le Messager d'Allah (
) a maudit celui qui consomme le produit de l'usure (Riba), celui qui le donne, celui qui l'enregistre par écrit et ses deux témoins, en ajoutant : Ils sont tous égaux [dans le péché]. » [Rapporté par Muslim].
Al-Nawawi a commenté dans son explication de Sahih Muslim:
« Ce hadith prouve l'interdiction de contribuer à la fausseté (Al-Batil). » (Fin de citation).
Et Al-San'ani a précisé dans Al-Tanwir :
« "celui qui l'enregistre et ses deux témoins", car ils l'ont agréé et y ont contribué. » (Fin de citation).
Il est également mentionné dans As-Sayl Al-Jarrar de Al-Chawkani :
« En conclusion : si l'usage prédominant d'un bien vendu s'avère illicite, alors sa vente n'est pas autorisée. » (Fin de citation).
Et Allah sait mieux.