Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Les droits de la mère sur ses enfants sont considérables. Être bienfaisant envers elle et lui obéir dans ce qui est convenable comptent parmi les obligations les plus importantes et les meilleures œuvres permettant de se rapprocher d’Allah. À l’inverse, la désobéissance envers elle fait partie des péchés majeurs les plus graves.
Il t’incombe donc d’être bienfaisante envers ta mère et de bien te comporter avec elle. Demande l’aide d’Allah, exalté soit-Il, et efforce-toi d’agir ainsi. Lorsqu’elle t’ordonne d’accomplir une tâche ménagère, tu dois lui obéir, même si cela comporte une certaine difficulté. Il ne t’est permis de lui désobéir à ce sujet que si cela te cause un préjudice.
Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :
« Il incombe à la personne d’obéir à ses parents dans ce qui ne constitue pas une désobéissance à Allah, même s’ils sont pervers. C’est ce qui ressort du sens général des propos d’Ahmad. Cela concerne ce qui leur procure un avantage sans causer de préjudice à l’enfant. Si cela lui est pénible sans toutefois lui porter préjudice, il doit leur obéir ; dans le cas contraire, non. » Fin de citation de Al-Fatâwâ al-Kubrâ.
Si ta mère souffre du fait que tu refuses d’accomplir ce qu’elle te demande, alors que cela ne te cause aucun préjudice, ton refus de l’aider dans cette situation peut relever de la désobéissance envers les parents, laquelle fait partie des péchés majeurs les plus graves.
Al-Haytamî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans Az-Zawâjir ‘an Iqtirâf al-Kabâ’ir :
« Cela ressort de la définition de la désobéissance envers les parents qui constitue un péché majeur : il s’agit du fait de causer à ses deux parents, ou à l’un d’eux, une peine qui n’est pas insignifiante selon l’usage. Il est également possible de considérer que l’appréciation de cette peine dépend de celui qui la subit. » Fin de citation.
Ce qui t’est demandé est d’organiser ton temps entre tes études et tes autres obligations et tâches, en tenant compte de l’ordre des priorités, de manière à concilier la bienfaisance envers ta mère et l’obéissance qui lui est due dans l’accomplissement des tâches ménagères avec tes études et tes autres obligations.
Veille également à dialoguer avec ta mère avec respect et douceur, en lui expliquant les contraintes liées à tes études. Si elle comprend ta situation et t’excuse de ne pas accomplir certaines tâches ménagères, il n’y a alors aucun mal à cela.
Al-Haytamî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans Al-Fatâwâ al-Fiqhiyya al-Kubrâ :
« L’enfant doit donc se garder de s’opposer à son père et ne pas s’y aventurer en se fiant aux apparences de ce que nous avons mentionné. Il doit au contraire examiner la question avec le plus grand soin et consulter des personnes dont il a confiance en la religion et en la maturité de jugement. Si celles-ci estiment que le père dispose d’une raison valable pour donner cet ordre ou formuler cette interdiction, l’enfant doit lui obéir. Si elles estiment qu’il ne dispose d’aucune raison valable, il n’est pas tenu de lui obéir. Toutefois, l’obéissance demeure fortement recommandée lorsqu’elle n’entraîne aucune diminution dans la religion de l’enfant, dans son savoir ou dans son apprentissage.
En résumé, s’opposer à son père est une chose extrêmement grave. Il ne convient donc de le faire qu’après avoir exposé aux personnes avisées la raison qui pourrait justifier cette opposition. » Fin de citation.
Sache que servir sa mère, s’efforcer d’obtenir sa satisfaction et être bienfaisant envers elle font partie des meilleures œuvres et de celles qu’Allah aime le plus. Elles comptent également parmi celles dont on peut espérer le plus rapidement la récompense et la bénédiction dans la subsistance et la longévité. Elles constituent l’une des plus grandes causes de réussite et de droiture, ainsi que l’une des voies les plus aisées menant au Paradis.
Dans Al-Adab al-Mufrad d’Al-Bukhârî, Abû ad-Dardâ’ rapporte que le Messager d’Allah (
) a dit : « Le père est la porte médiane du Paradis. Libre à toi de délaisser cette porte ou de la préserver. » Rapporté également par Ibn Mâjah et At-Tirmidhî.
Il y est également rapporté qu’Ibn ‘Abbâs (qu’Allah soit satisfait de lui et de son père) a dit : « Je ne connais aucune œuvre qui rapproche davantage d’Allah, exalté soit-Il, que la bienfaisance envers la mère. »
Et Allah sait mieux.