Mon prétendant m’a avoué avoir eu une relation avec ma sœur cadette

28-9-2026 | IslamWeb

Question:

Salam aleykoum. Mon prétendant, cousin éloigné m’a avoué avoir eu une relation il y a des années avec ma sœur cadette. Nous échangeons pour faire connaissance et sommes tous deux divorcés. Je lui avait demandé et m’avait répondu que non au début. Je ne souhaite pas imposer quelqu’un à mes enfants du jour au lendemain d’où le fait que j’apprenne à le connaître avant d’officialiser notre union... J’étais prête à m’engager et le présenter à mes enfants mais cette révélation m’a refroidie.

Réponse:

Louange à Allah et que la Paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Il ne fait aucun doute que l’attachement à la religion et le bon comportement moral constituent le critère fondamental pour le choix d’un époux, conformément à ce qui est établi d’après le Prophète () : « Si se présente à vous pour une demande en mariage un prétendant dont vous agréez la piété et le comportement, mariez-le. » [Rapporté par At-Tirmidhi].

Par conséquent, si cette personne qui a demandé votre main est de condition pieuse et s’est repentie de ce qu’elle a commis par le passé, ce qui doit être pris en considération est son état actuel, consécutif à son repentir.
En effet, Ibn Majah a rapporté dans ses Sunan que le Messager d’Allah () a dit : « Celui qui se repent d’un péché est semblable à celui qui n’a commis aucun péché. »

C’est pourquoi nous vous conseillons de l’épouser s’il est sincère et animé d’une réelle volonté de mariage. Accomplissez la prière de consultation, et prenez conseil auprès de votre famille ainsi que des personnes bienveillantes et avisées de votre entourage.

Sachez également qu’il n’aurait pas dû avouer ce qui appartenait au passé ; il lui incombait plutôt de tenir caché cette affaire et de n’en informer personne. Le Prophète () a dit en effet : « Quiconque est éprouvé par une part de ces turpitudes (péchés), qu’il se couvre du voile d’Allah. » [Rapporté par Al-Hâkim].

Enfin, nous attirons votre attention sur le fait que le prétendant demeure un étranger à l’égard de sa promise ; il ne vous est donc permis de converser avec lui qu’en cas de réel besoin légitime, et dans la stricte mesure imposée par ce besoin.

Et Allah sait mieux.

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