Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Il leur incombe de s’empresser de se repentir immédiatement et de s’éloigner l’un de l’autre jusqu’à ce que le mariage religieux soit conclu entre eux.
En effet, elle demeure pour lui une femme étrangère (non-mahram) : il ne lui est donc pas permis d’avoir des relations conjugales avec elle, de s’isoler avec elle, ni de se livrer avec elle à tout autre acte interdit.
Quant au fait de conclure le mariage avec elle, les savants ont divergé au sujet du mariage d’un homme avec la femme avec laquelle il a commis la fornication, concernant l’obligation d’attendre un certain délai avant la conclusion du mariage. Il existe trois avis à ce sujet :
1. Il faut attendre qu’elle ait eu trois cycles menstruels si elle n’est pas enceinte. C’est l’avis retenu chez les malikites et les hanbalites, ainsi que l’avis d’Al-Hasan Al-Basrî et d’Ibrâhîm An-Nakha‘î.
2. Il suffit d’attendre qu’elle ait eu un seul cycle menstruel si elle n’est pas enceinte. C’est un avis rapporté chez les malikites et une opinion rapportée chez les hanbalites.
3. Il n’est pas obligatoire d’attendre, et le mariage peut être valablement conclu sans s’assurer au préalable de la vacuité de l’utérus (istibrâ’). C’est l’avis des hanafites et des chaféites, ainsi que celui de Sufyân Ath-Thawrî.
Cette divergence concerne l’istibrâ’ de l’utérus avant la conclusion du mariage. Quant au repentir de la fornication, il est obligatoire pour l’homme comme pour la femme dans tous les cas.
La majorité des savants estime que l’enfant né de la fornication n’est pas, du point de vue religieux, affilié à l’homme qui a commis la fornication, mais à sa mère. Certains savants considèrent toutefois qu’il peut lui être affilié si cet homme le reconnaît comme son enfant et si la femme n’était pas mariée.
Comme vous pouvez le constater, les différents aspects de cette question font l’objet de divergences entre les savants. Le mufti peut avoir besoin de connaître certains détails et certaines circonstances afin de privilégier l’un de ces avis. Il est donc préférable qu’ils se rendent dans un centre islamique du pays où ils vivent et qu’ils y exposent leur situation de manière détaillée.
Et Allah sait mieux.