Le fait dâavoir des dettes est-il une bonne raison pour que les enfants placent leur pĂšre sous tutelle ? Sachant que les enfants et leur mĂšre sont pieux et craignent les agissements irresponsables de leur pĂšre concernant des propriĂ©tĂ©s qui appartiennent collectivement, en vĂ©ritĂ©, au pĂšre et Ă ses enfants, mais nâont aucun document lĂ©gal et que le pĂšre exploite ce point faible pour exercer une pression sur eux. A noter quâil est en bonne santĂ© et quâil a 65 ans, cependant il ne craint pas Allah, exaltĂ© soit-Il. Merci.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son ProphÚte et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :
Les droits des parents sont trĂšs importants en Islam. Faire preuve de bienfaisance envers eux est une des Ćuvres pieuses qui rapprochent le plus dâAllah, exaltĂ© soit-Il, et leur dĂ©sobĂ©ir fait partie des pĂ©chĂ©s capitaux. Le fait que les enfants placent leur pĂšre sous tutelle et lâempĂȘchent de disposer de son argent est une dĂ©sobĂ©issance et une injustice Ă moins quâil soit incapable ou fou. Si leur pĂšre avait des dettes dont lâĂ©chĂ©ance est arrivĂ©e et que son argent ne suffisait pas pour sâen acquitter, les crĂ©anciers auraient le droit de demander lâinterdiction du tribunal mais les enfants nâauraient pas le droit de frapper leur pĂšre dâinterdiction pour autant.
Oui, ils ont droit de le frapper dâinterdiction pour lâempĂȘcher de disposer de leur argent (lâargent des enfants) sâils le peuvent et, dans ce cas, ils doivent lui donner de leur argent, sâil en a besoin, dans la mesure de ce qui lui est nĂ©cessaire. Si le pĂšre renie leur droit sur lâargent qui est en sa possession et quâils nâont aucun document lĂ©gal prouvant leurs droits, ils leur est permis de le reprendre ou ce qui est Ă©quivalent Ă leur argent sans son agrĂ©ment ni mĂȘme quâil en ait connaissance ; mĂȘme sâils le font Ă son insu ou recourent Ă une ruse. Cette procĂ©dure est appelĂ©e al-Dhafar (fait pour quelquâun qui est incapable de rĂ©cupĂ©rer ses droits auprĂšs dâun dĂ©biteur de sâemparer de la partie des biens de ce dernier qui correspond Ă sa crĂ©ance et ceci sans sa permission).
Le hadith de Hind bint âUtba est la base sur laquelle repose la procĂ©dure dâal-Dhafar, quand le ProphĂšte (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) lui a dit : « Prends de son argent de façon raisonnable, de quoi te suffire Ă toi et Ă tes enfants ». (Boukhari et Mouslim)
Ceci prouve que le fils et lâĂ©pouse dans la procĂ©dure dâal-Dhafar ont la mĂȘme position que les autres.
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