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Une personne en Ă©tat d’impuretĂ© rituelle majeure ne nuit pas Ă  son entourage

Question

Quelle est la prescription relative Ă  celui ou celle qui sort de sa maison en Ă©tant Djonob (en Ă©tat d’impuretĂ© rituelle majeure) ? Comment le convaincre de ne plus recommencer ? Comment sa Djanabah peut-elle nuire Ă  son entourage ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son ProphÚte et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

Il n’est pas interdit Ă  une personne en Ă©tat d’impuretĂ© rituelle majeure de sortir de sa maison comme cela est prouvĂ© par l’histoire d’Abou Horayrah, qu’Allah soit satisfait de lui, qui sortit de chez lui dans cet Ă©tat et rencontra le ProphĂšte () Il dit : « Le ProphĂšte () me prit par la main et je l’accompagnai et lorsqu’il s’assit, je me retirai et allai faire le Ghousl puis je revins et le ProphĂšte () Ă©tait toujours assis. Il me dit : - « OĂč Ă©tais-tu Abou Horayrah ? »

- Â«Ô Messager d’Allah, lorsque je t’ai rencontrĂ©, j’étais en Ă©tat d’impuretĂ© rituelle majeure et j’ai trouvĂ© blĂąmable de m’asseoir avec toi avant de faire le Ghousl », lui rĂ©pondit-il. Le ProphĂšte () lui dit : « Gloire Ă  Allah, exaltĂ© soit-Il ! Le Croyant ne devient jamais impur ». (Boukhari et Mouslim)

Les OulĂ©mas sont unanimes pour dire que le corps d’un Djonob est pur, sa sueur est pure et les vĂȘtements touchĂ©s par sa sueur sont purs. Ceci ne fait pas l’objet de divergence entre les imams jurisconsultes. De mĂȘme, le corps et la sueur de celle qui a ses menstrues ou ses lochies, sont purs.

Il est authentiquement rapportĂ© dans le SahĂźh de Mouslim et d’autres sources que le ProphĂšte () a permis Ă  l’homme d’avoir une relation intime avec son Ă©pouse qui a ses menstrues. ‘Aїcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit : « Il [le ProphĂšte )] m’ordonnait, lors de mes menstrues, de porter un IzĂąr et jouissait du reste de mon corps. Il me tendait la tĂȘte pendant qu’il entreprenait un I’tikĂąf (retraite spirituelle), je la lui lavais alors que j’avais mes menstrues ». (Boukhari)

Le ProphĂšte () s’accoudait sur les genoux de ‘Aїcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, lorsqu’elle avait ses menstrues, et rĂ©citait le Coran ». (Boukhari et Mouslim).

‘AĂŻcha, , a dit : « Je buvais, lorsque j'avais mes menstrues, puis donnais le rĂ©cipient au ProphĂšte (). Il posait ses lĂšvres Ă  l’endroit oĂč j'avais bu, et buvait Ă  son tour. Je mangeais un os encore couvert de viande, lorsque j’avais mes menstrues, puis le donnais au ProphĂšte () qui en mangeait en posant les lĂšvres Ă  l’endroit oĂč j’avais pris la bouchĂ©e ». (Mouslim)

Selon le consensus des Oulémas, la femme qui a ses lochies est pareille de ce point de vue à celle qui a ses menstrues.

Il est interdit de qualifier d’impur un musulman Djonob ou une une musulmane qui a ses menstrues ou ses lochies, parce que c’est ainsi qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, a qualifiĂ© les polythĂ©istes, Il dit (sens du verset) : Â«Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu’impuretĂ©: qu’ils ne s’approchent plus de la MosquĂ©e sacrĂ©e [
] » (Coran 9/28)

Etant donnĂ© ce qui prĂ©cĂšde, un Djonob ne nuit pas Ă  son entourage. Et ce qui a Ă©tĂ© rapportĂ© quant au fait que les Anges n’entrent pas dans une maison oĂč se trouve une personne Djonob, cela n’est pas authentique.

Cependant, il n’est pas permis Ă  un musulman de rester aussi longtemps Djonob et de rater ainsi nombre de priĂšres, Ă  moins qu’il n’ait une excuse qui l’empĂȘche d’utiliser l’eau ou qu’il n’en trouve pas ou parce qu’il dormait pendant tout ce temps.

Et Allah sait mieux.

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