La succession de mes grands-parents (paternel et maternel), quâAllah leur fasse misĂ©ricorde, a Ă©tĂ© partagĂ©e entre les hĂ©ritiers : mon pĂšre, les hĂ©ritiers de mon oncle, mes oncles maternels et ma tante. Chacun a reçu sa part.
Lâun de mes oncles maternels a ensuite vendu sa part de lâhĂ©ritage Ă mon pĂšre et Ă ma mĂšre, par un acte de vente Ă©crit. Puis, mon pĂšre a procĂ©dĂ© Ă un endossement au dos de cet acte, en y inscrivant que ce qui y figure comme achat a en rĂ©alitĂ© Ă©tĂ© fait avec mon propre argent (celui du fils).
Ma question est la suivante :
Cet acte est-il valable pour Ă©tablir ma propriĂ©tĂ© de la part de lâhĂ©ritage (de mon oncle maternel) vendue Ă mon pĂšre ?
Ou bien faut-il considĂ©rer que lâendossement Ă©crit au dos de lâacte nâa aucune validitĂ© juridique en droit islamique ?
Et si ni lâun ni lâautre nâest valide, quelle est alors la procĂ©dure correcte ?
À noter que lâargent utilisĂ© est bien le mien, et que tout cela sâest fait sous la supervision dâun mandataire religieux, car mon pĂšre avait prioritĂ© sur moi pour lâachat, en raison du droit de prĂ©emption, puis il mâa transfĂ©rĂ© la propriĂ©tĂ© par la suite.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Si ton père a acheté la part de ton oncle avec ton argent, en tant que mandataire pour toi, alors cette part devient directement ta propriété dès la conclusion de la vente.
De même, s’il l’a achetée en son nom, sans préciser qu’il était ton mandataire, puis qu’il a reconnu par la suite qu’il l’avait acquise pour toi avec ton argent, elle est également à toi.
Al-Qudûrî dit dans son Mukhtasar :
« S’il l’a mandaté pour acheter une chose déterminée, il n’a pas le droit de l’acheter pour lui-même. Mais s’il l’a mandaté pour acheter un objet non déterminé, et qu’il en achète un, il est à l’acheteur (le mandataire), sauf s’il déclare : "J’ai eu l’intention d’acheter pour le mandant", ou qu’il l’achète avec l’argent du mandant. » Fin de citation.
Az-Zayla‘î explique dans Tabyîn al-Haqâ’iq :
« Ce qu’il entend par : "ou qu’il l’achète avec son argent", c’est qu’il rattache le contrat à ce prix. Le cas se présente sous différentes formes :
– soit il rattache le contrat à un prix déterminé,
– soit à une somme indéterminée.
S’il le rattache à un prix déterminé, l’objet acheté appartient au propriétaire de cette somme, car il est évident qu’il a lié l’achat à l’argent de celui pour qui il a acheté. » Fin de citation.
Et Allah sait mieux.
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