Salam ‘alaykoum,
Je me permets de vous contacter afin de vous poser une question.
Actuellement, je suis stagiaire dans une fondation qui récolte des dons pour la recherche contre le cancer. Les gens nous envoient des dons, et la majorité est ensuite reversée aux chercheurs, tandis qu’une plus petite partie est consacrée aux salaires, aux locaux, etc. (les donateurs en sont informés, car cela est indiqué sur notre site).
C’est pour cette raison que je vous sollicite : étant donné que nous sommes rémunérés avec une partie des dons, et que les donateurs peuvent également nous verser leurs intérêts bancaires, nous inclure dans leur testament, nous léguer des biens ou des assurances-vie, cet argent est-il autorisé ?
Sachant que les legs, les donations et les assurances-vie représentent une part importante du montant total des dons, et étant donné que nous sollicitons les gens pour recevoir des contributions, cela est-il considéré comme de la mendicité et rend-il cet argent illicite (haram) ?
Je vous remercie sincèrement pour votre réponse. Qu’Allah vous bénisse.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Nous implorons Allah de vous récompenser abondamment pour les efforts louables et méritoires que vous déployez.
Sachez que le principe de base concernant les institutions caritatives est qu’elles agissent en qualité de mandataires (wakîl) dans la gestion des fonds qui leur sont confiés. Or, le mandataire ne peut disposer des biens qui lui sont confiés que dans les limites fixées par le mandant. Ainsi, lorsque le donateur pose une condition, il est obligatoire de s’y conformer, et il n’est pas permis d’y contrevenir. Dès lors, si le donateur a spécifiquement destiné les fonds aux chercheurs, il n’est pas permis de les affecter à d’autres bénéficiaires. En revanche, s’il a fait un don sans affectation précise ou s’il a donné en vue de soutenir l’institution elle-même, il n’y a alors aucun mal à ce que les salaires des employés soient prélevés sur ces fonds.
Il n’y a également aucun mal à accepter les intérêts perçus auprès des banques pratiquant l’usure, car la manière de se débarrasser d’un argent illicite consiste à le dépenser dans des œuvres de bienfaisance. Nous espérons que votre institution entre dans ce cadre.
Quant au fait de communiquer avec les gens afin de les inciter à faire des dons pour des œuvres caritatives, cela n’est pas considéré comme une mendicité interdite ; il s’agit plutôt d’une incitation au bien et d’une recherche de l’intérêt général.
Et Allah sait mieux.
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