Assalaamu Alaykum ; Veuillez calculer l'héritage selon les informations suivantesEst-ce que la personne décédée avait des proches de sexe masculin qui ont droit à l'héritage : - 2 fils et- 2 petit-fils (Fils d'un fils)- Est-ce que la personne décédée avait des proches de sexe féminin qui ont droit à l'héritage ? - 1 épouse (femme).-Informations supplémentaires :L'un des fils du défunt est décédé avant le partage des biens et a laissé un enfant en bas age et une femme dont il a divorcé mais qui été toujours en période de viduité à  son décès.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Si les héritiers se limitent à ceux mentionnés et que le défunt n'a laissé aucun autre héritier, alors son épouse a droit au huitième (1/8), conformément à la parole d'Allah le Très-Haut :
«Mais si vous avez des enfants, à elles alors le huitième de ce que vous laissez, après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d'une dette. » (Coran 4/12).
Le reste revient aux deux fils par agnation (ta'sîb), conformément à la parole du Prophète (
) :
« Attribuez les quotes-parts obligatoires à qui de droit, et ce qui reste revient à l'homme de parenté la plus proche. » (Rapporté par Al-Boukhari et Muslim).
Les deux petits-fils (fils du fils) ne reçoivent rien, car le petit-fils est privé d'héritage en présence du fils direct, et ce, par consensus (ijmâ'). Il est mentionné dans l'ouvrage Al-Iqnâ' fi Masâ'il al-Ijmâ' d'Abou al-Hassan ibn al-Qattân :
« Les musulmans ont unanimement convenu que lorsque le fils est héritier, il exclut le fils du fils ainsi que les filles du fils. » Fin de citation.
Ainsi, la succession du défunt est divisée en 16 parts : l'épouse du défunt reçoit son huitième, soit 2 parts, et chaque fils reçoit 7 parts.
Le fils qui est décédé avant d'avoir perçu sa part ne perd pas son droit à l'héritage par sa mort ; sa part est plutôt transférée à ses propres héritiers.
Quant à l'épouse qui était en période d'attente légale ('idda) à la suite d'un divorce lors du décès de son mari, sa situation face au divorce présente trois cas de figure possibles :
1. Premier cas
Le divorce était irrévocable (bâ'in) — comme un troisième divorce — et a été prononcé alors que le mari n'était pas atteint d'une maladie redoutée (menant à la mort). Dans ce cas, la femme divorcée n'hérite pas de lui, même s'il meurt pendant sa période de 'idda.
2. Deuxième cas
Le divorce était irrévocable (bâ'in) — comme un troisième divorce — mais il a été prononcé alors que le mari souffrait d'une maladie redoutée. Dans ce cas, s'il est suspecté d'avoir agi dans l'intention de la priver de son héritage et que le divorce n'a pas été demandé par l'épouse, elle hérite tout de même de lui selon l'avis de la majorité des oulémas, en application de la règle de la sanction par l'opposé de son intention.
Par conséquent :
• Cette épouse divorcée prendra le huitième (1/8) des parts que son défunt mari possédait dans l'héritage de son père (le grand-père).
• La mère du mari prendra le sixième (1/6) si elle était vivante au moment du décès de son fils.
• Le reste reviendra au fils en bas âge du mari.
• Le frère du mari n'hérite de rien car il est exclu par la présence du fils en bas âge.
Cependant, s'il n'est pas suspecté d'avoir voulu la priver de l'héritage — par exemple si le divorce a été prononcé à la demande de l'épouse —, elle n'hérite pas de lui puisque le divorce est irrévocable. La part du mari dans l'héritage de son père est alors transférée à sa mère et à son fils : sa mère reçoit le sixième (1/6) et son fils reçoit le reste.
3. Troisième cas
Le divorce prononcé était révocable (raj'î) — c'est-à-dire un premier ou un deuxième divorce, et non le troisième. Dans ce cas, elle conserve son statut d'épouse tant qu'elle est en période de 'idda. Si le mari meurt durant cette période, ils héritent l'un de l'autre. Il est mentionné dans l'encyclopédie jurisprudentielle koweïtienne (Al-Mawsû'ah al-Fiqhiyyah al-Kuwaytiyyah) :
« Les juristes ont stipulé que lorsqu'une femme en période d'attente issue d'un divorce révocable meurt, ou que son mari meurt alors qu'elle est encore en période de 'idda, ils héritent l'un de l'autre, car les effets des liens du mariage subsistent tant que la période de 'idda est en cours. » Fin de citation.
Puisqu'elle hérite de lui, elle prend le huitième (1/8) des parts de son mari dans l'héritage de son père, sa mère prend le sixième (1/6) si elle était vivante au moment de son décès, et le reste revient à son fils en bas âge. Son frère n'hérite de rien car il est exclu par le fils en bas âge.
Précision utile concernant la période d'attente légale ('idda) :
• Si le divorce était révocable et que le mari meurt pendant la 'idda, la femme interrompt la période de viduité du divorce et commence une nouvelle période d'attente liée au veuvage à compter du jour du décès, qui est de quatre mois et dix jours.
• En revanche, si le divorce était irrévocable et que l'ex-mari meurt pendant sa 'idda, elle se contente de terminer la période d'attente du divorce et n'observe pas de 'idda de veuvage. Pour plus d'informations, vous pouvez vous référer à la fatwa n° 184477 .
Et Allah sait mieux.
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