Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Nous vous adressons nos félicitations et demandons à Allah de vous récompenser pour avoir été la cause de la guidée d’une personne vers l’islam.
Nous vous conseillons de consulter votre tuteur matrimonial ainsi que certaines personnes sages et avisées de votre famille, puis de demander à Allah, exalté soit-Il, de vous guider vers le meilleur choix en accomplissant la prière de consultation.
S’il vous est possible de dialoguer avec cet homme par l’intermédiaire de votre tuteur, de le convaincre de s’attacher fermement à la religion et de s’éloigner totalement des péchés, accomplissez alors la prière de consultation à son sujet et épousez-le.
En revanche, s’il persiste dans sa situation actuelle, continue de travailler dans des environnements où se trouvent de l’alcool et des instruments de musique, et considère cette activité comme « le rêve de toute sa vie », sans aucune volonté de changer, nous vous conseillons de ne pas l’épouser. En effet, travailler dans des soirées comportant de la musique, de l’alcool et de la danse est religieusement interdit, car cela constitue une aide directe à la désobéissance. Diffuser de la musique et gérer la sonorisation dans des assemblées où se trouvent de l’alcool, des tenues indécentes et de la danse relève de la participation à ce qui est répréhensible. Allah, exalté soit-Il, dit :
« Et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. » (Coran 5/2)
À cela s’ajoute le fait d’assister à des assemblées où sont commis des actes mensongers et interdits. Or, la religion interdit d’assister à de telles assemblées ainsi qu’aux réunions et aux tables où circule l’alcool.
Certains savants ont expressément indiqué qu’une femme ne devait pas s’engager dans un mariage avec un homme qui subviendrait à ses besoins au moyen de revenus illicites. Ad-Dusûqî a dit : « Quant au fait de subvenir aux besoins de l’épouse au moyen de gains illicites, le mariage n’est pas permis dans ce cas. » Fin de citation.
Plusieurs savants ont néanmoins considéré qu’il était permis d’effectuer des transactions avec une personne dont les biens mêlent revenus licites et illicites. Ils ont invoqué comme preuve le fait que le Prophète (
) traitait et commerçait avec les polythéistes, les Juifs et d’autres personnes, et acceptait leurs cadeaux, alors même que leurs biens comportaient assurément un mélange de revenus licites et illicites.
Certains savants ont également affirmé que celui qui souhaite bénéficier d’une partie des biens d’une personne dont les revenus sont mixtes doit avoir l’intention de prendre la part provenant de sources licites. Concernant l’interdiction de la musique, certaines des preuves qui l’établissent et l’explication de son incompatibilité avec l’attachement à la religion, veuillez consulter la fatwa no 113432 .
Et Allah sait mieux.